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<title>In girum imus nocte et consumimur igni - vodaine_jean</title>
<description>Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu</description>
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<lastBuildDate>Fri, 25 Apr 2008 10:50:54 +0200</lastBuildDate>
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<title>Dernières images</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Didier DELABORDE)</author>
<category>Vodaine Jean</category>
<pubDate>Wed, 30 Aug 2006 17:48:06 +0200</pubDate>
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Jean Vodaine est mort au début du mois à l'âge de 85 ans. Il n'était pas seulement &lt;a href=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/jean_vodaine/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le poète, l'éditeur et le typographe&lt;/a&gt; que j'ai dit, &lt;a href=&quot;http://www.lagalerie.lu/Vodaine/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;il était aussi peintre&lt;/a&gt;. Allez voir.
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<title>Jean Vodaine, l’ouvrier poète</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Didier DELABORDE)</author>
<category>Vodaine Jean</category>
<pubDate>Sun, 12 Mar 2006 20:35:00 +0100</pubDate>
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Légèrement moins âgé que Jules Mougin, un autre ouvrier-poète-imprimeur-graveur-peintre-et-j’en-passe Jean Vodaine mérite qu'on se penche sur son oeuvre.&lt;br /&gt;Né en 1921 à Volce en Slovénie, Vladimir Kaucic, émigre avec ses parents en 1924. La famille s’installe à Basse-Yutz en Moselle minière, où le petit Vladimir accomplit ses études primaires, sanctionnées par le Certificat d’études en 1933. Il se destine à devenir cordonnier comme son père, mais les circonstances l’obligent à travailler comme manœuvre aux haut-fourneaux de Thionville, puis comme monteur électricien, comptable de chantier et aide-métreur chez Alsthom, jusqu’à ce qu’un accident du travail en 1960 interrompe sa carrière. Vladimir Kaucic est un ouvrier lorrain comme il y en a des milliers à la même époque. N’était que sous Vladimir Kaucic depuis 1947 le poète Jean Vodaine a percé. &lt;br /&gt;C’est par la poésie que Vodaine commence ; ses premiers recueils parus &lt;em&gt;Rose et Noir&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le Toron noir&lt;/em&gt; se voient récompensés par le prix Verlaine et un prix aux jeux floraux de Toulouse. Deux poignées de livres de ses propres poèmes seront publiées par Vodaine en un demi-siècle. Il n’encombre pas les étagères mais sait s’exprimer quand le besoin s’en fait sentir. Dans sa poésie, aucun reniement, tout est gravé, la mémoire ouvrière, les ciels de plomb et les fumerolles de Basse-Yutz, les espoirs qui ne demandent qu’à être déçus : &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;blockquote&gt;Des comptines pour compter&lt;br /&gt;les cailloux blancs&lt;br /&gt;dans le sable de la Moselle&lt;br /&gt;des fumées des hiboux des choux&lt;br /&gt;Uckange Serémange&lt;br /&gt;je prends une usine je la mange&lt;br /&gt;Hayange Hagondange &lt;br /&gt;si tu la devines camomille&lt;br /&gt;tu seras pâtissier&lt;br /&gt;pignon à Thionville&lt;/blockquote&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_metz_templeneuf.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_metz_templeneuf.jpeg&quot; alt=&quot;medium_metz_templeneuf.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_vodaine.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_vodaine.jpg&quot; alt=&quot;medium_vodaine.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vodaine fait partie de la mouvance des écrivains prolétariens qui émergent au lendemains de la guerre. Écrire de la poésie ne lui suffit pas, il veut aussi que la poésie atteigne le plus grand nombre. Pour cela les revues sont le véhicule idéal. En 1949, il lance sa première revue &lt;em&gt;Poésie pour tous&lt;/em&gt;, au sommaire de laquelle on peut relever les noms de Michel Ragon, Jean L’Anselme, Jules Mougin ou Gaston Chaissac. C’est sa première revue, elle sera suivie de plusieurs autres. En 1951, c’est le tour du &lt;em&gt;Courrier de Poésie&lt;/em&gt;, fondé avec Edmond Dune, qui accueille dans ses pages des textes d’Hervé Bazin, Pierre Béarn, Marcel Béalu, Alain Borne, Maurice Carême, Franz Hellens, Jean Rousselot ou Robert Sabatier. En 1958, la revue &lt;em&gt;La Tour aux puces&lt;/em&gt;, dont le sous-titre &lt;em&gt;Au carrefour de l’Europe&lt;/em&gt; dit bien les ambitions, prend le relais jusqu’en 1961. Adrien Printz qui fut de l’aventure résumait ainsi leur travail : &lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;« N’empêche, nous avions donné à lire de la poésie à nos gens des mines et usines, pour pas cher du tout, et fait la preuve, par-delà les diplômés en toutes lettres, que des hommes de tous les jours pouvaient aussi avoir de belles choses à dire. »&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_picto_vodaine.2.jpeg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Une nouvelle revue &lt;em&gt;Dire&lt;/em&gt; naît en 1962, celle-là sera publiée jusqu’en 1984. C’est dans &lt;em&gt;Dire&lt;/em&gt; que Vodaine va donner la pleine mesure de ses talents. Il continue bien entendu à écrire de la poésie, mais il s’épanouit aussi dans la linogravure, et surtout il fait montre d’un talent de typographe hors pair. Les poèmes mis en page, mis en signes pourrait-on dire, par Vodaine deviennent des objets esthétiques. Les poèmes-affiches de Dire, tirés sur papier kraft, composés avec des caractères de tailles différentes apportent une dimension visuelle inattendue à la poésie populaire défendue par Vodaine. Ils restent encore aujourd’hui d’une étonnante modernité.&lt;br /&gt;C’est pendant cette riche période de la revue &lt;em&gt;Dire&lt;/em&gt; que Vodaine, revenu en Lorraine après un long séjour près de Montpellier, tente une nouvelle expérience. Pour faire descendre la poésie dans la rue, il convient d’y avoir une vitrine. Vodaine s’installe pour quelque temps dans une ancienne cordonnerie, rue des Allemands à Metz et la transforme en Maison de la Poésie. &lt;br /&gt;En 1984, lassé sans doute par tant d’efforts dispensés pour diffuser la poésie, Vodaine abandonne &lt;em&gt;Dire&lt;/em&gt; ; il continue néanmoins d’écrire et de publier les œuvres de ses amis. Mais c’est désormais surtout dans la peinture qu’il trouve son bonheur. &lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_metz_butor.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ingirum.blogspirit.com/images/medium_metz_butor.jpeg&quot; alt=&quot;medium_metz_butor.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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