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        <title>In girum imus nocte et consumimur igni - oulipo</title>
        <description>Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu</description>
        <link>http://ingirum.blogspirit.com/oulipo/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 25 Apr 2008 10:50:54 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Stephan Themerson – Ouah ! Ouah ! ou Qui a tué Richard Wagner ?</title>
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                <author>noreply@blogspirit.com (Didier DELABORDE)</author>
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                                <category>Themerson Stefan</category>
                                                <pubDate>Fri, 01 Feb 2008 16:40:00 +0100</pubDate>
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                    Le narrateur, fasciné par les discours des orateurs de Hyde Park est saisi par l'inspiration : il monte sur un banc de pierre et se met à aboyer. Sur le même banc s'assied un vieil homme qui lit le catalogue de la Maison de Mme Addley Bourne, Département des Sous-Vêtements, 37, Picadilly Ouest. De la pure poésie.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;« Le Temps transforme les réclames en poèmes, et le Temps transforme les poèmes en réclames, parce que le temps change le lecteur... »&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Tout dérape. On prend désormais le narrateur pour un chien. On ne le comprend pas quand il parle ; en revanche s'il aboie si. Tout devient de plus en plus fou. Il rencontre à l'occasion d'un accident Lampadéphore Métaphraste, une ancienne relation devenue un personnage important et angoissé. c'est à ce moment que la police vient l'arrêter pour la mort du vieil homme rencontré sur le banc de Hyde Park :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;«- Je suppose qu'il ne s'appelait pas Frédéric Nietzsche, dis-je, comme on aurait pu dire : « Je suppose qu'il ne venait pas de la planète Mars. »&lt;br /&gt;- Non, répondit calmement l'enquêteur. À notre connaissance, il s'appelait Richard Wagner, Frédéric Nietzsche a été tué mardi et Henri Bergson vendredi matin. Je suppose que vous le saviez.&lt;br /&gt;- Messieurs ! Messieurs ! s'écria Lampadéphore Métaphraste, vous faites une grave erreur, Messiers ! Tous les écoliers savent que Richard Wagner est mort en 1883, Nietzsche en 1900 et Bergson en 1941.&lt;br /&gt;- Je peux vous montrer les cadavres encore frais, Monsieur, si vous voulez les voir, dit l'enquêteur. »&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Lampadéphore Métaphraste veut intervenir pour défendre son ancien ami, il est devenu Interprète :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;« - Le Monde est plus compliqué que les vérités qui le concernent ; c'est pourquoi il faut les interpréter. »&lt;/em&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne l'empêchera pas, comme le narrateur, d'être jugé et pendu. On n'échappe pas à la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette sotie écrite à l'orée des années 50 mêle dans le même récit &lt;em&gt;La métamorphose&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le procès&lt;/em&gt; de Kafka dans une atmosphère nonsensique. Themerson, membre obscur de l'Oulipo, est né en 1910 en Pologne, à Plock, c'est-à-dire nulle part. Émigré en France avant guerre, puis à Londres , il a écrit en anglais une soixantaine d'ouvrages qui ne l'on pas rendu célèbre. S'ils sont tous du même métal, c'est bien dommage.
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                <guid isPermaLink="true">http://ingirum.blogspirit.com/archive/2006/10/27/herve-le-tellier-–-esthetique-de-l’oulipo.html</guid>
                <title>Hervé Le Tellier – Esthétique de l’Oulipo</title>
                <link>http://ingirum.blogspirit.com/archive/2006/10/27/herve-le-tellier-–-esthetique-de-l’oulipo.html</link>
                <author>noreply@blogspirit.com (Didier DELABORDE)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 28 Oct 2006 14:54:19 +0200</pubDate>
                <description>
                    On a connu l’&lt;em&gt;Atlas de littérature potentielle&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;Bibliothèque oulipienne&lt;/em&gt;, et l’&lt;em&gt;Abrégé de littérature potentielle&lt;/em&gt;, qui nous ont donné à lire de loin en loin des textes estampillés par l’Oulipo. L’&lt;em&gt;Esthétique de l’Oulipo&lt;/em&gt; d’Hervé Le Tellier, publiée au Castor Astral il y a quelques mois, répond à un projet plus théorique. Nous faire comprendre les fondements philosophico-pratiques de l’Oulipo, ce groupe de praticiens de la littérature, dont on apprend (je parle pour moi) qu'il prit modéle sur le regretté Nicolas Bourbaki (qui était, je crois bien, un cousin du Pirée). Quarante-six ans d'existence, quelques chefs-d'oeuvres, beaucoup d'expériences intéressantes, l'Oulipo, comment ça marche ? et pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;« Existe-t-il une approche oulipienne de l’esthétique ? Une esthétique oulipienne ? Quitte à décevoir, affirmons-le : sous cette formulation brutale, certainement pas. Le groupe est lié par un refus commun, celui du hasard, et non par une quelconque théorie du beau ».&lt;/em&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;br /&gt;assure d'emblée Hervé Le Tellier.&lt;br /&gt;Puisqu’il n’existe pas d’esthétique oulipienne, Le Tellier dépasse d’emblée la question et se lance en cinq chapitres qui se succèdent dans un ordre logique : Fondation et influences ; Univers (et niveaux) « naturels » de complicité ; Immédiatetés culturelles ; Lecteur, encore un effort ; La forme, la contrainte et le monde, dans la démonstration que l’oulipisme est bien un nouvel humanisme. &lt;br /&gt;Il s’agit là d’un très important effort théorique, largement convaincant. Gérard Genette et Michel Picard sont appelés à la rescousse. Le Tellier ne se borne pas aux sources internes à l’Oulipo, comme la plupart des livres précédents mais il déborde largement le champ de la littérature à contraintes contemporaine. Historiquement, en allant voir du côté des &quot;plagiaires par anticipation&quot;, aussi en explorant les formes fixes anciennes, il montre la permanence de la préoccupation formelle dans l’évolution d’une littérature qui donne pourtant l’impression de fuir de plus en plus les carcans. Bref, même si l'Oulipo semble, à première vue, marcher à rebours du mouvement général de de la littérature, de la société même, n'ayons pas peur des mots, en réalité son travail souterrain structure une part de plus en plus importante de ce qui s'écrit.&lt;br /&gt;L’apport le plus intéressant du livre est la place qu’il accorde dans le dispositif oulipien au lecteur et à la complicité qui se tisse &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; entre ce dernier et l’auteur. La lecture des textes oulipiens ne fonctionne parfaitement, en effet, que lorsque le lecteur entretient des rapports ludiques avec le texte. Quelle peut être la lecture naïve, anoulipienne de &lt;em&gt;La disparition&lt;/em&gt; par exemple ? Décevante, forcément décevante…&lt;br /&gt;Alors, Lecteur, encore un effort ! Tu auras toujours le dernier mot.
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