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05 décembre 2007

Commentaire sur deux commentaires

Il y a quelques jours Mme Isabelle Chevrel laissait sur ce blogue deux brefs commentaires sur des billets consacrés à Sendak et Edy-Legrand. Plus que le fond, à propos duquel je vais répondre à la fin de ces lignes, c'est sur la forme et l'usage d'Internet qu'elle induit que je voudrais revenir.
Mme Chevrel est une spécialiste éminente de la littérature de jeunesse. Je le dis sans ironie, d'autant plus qu'elle fut naguère du jury qui me fit docteur en la matière (mais le maudit anonymat d'Internet - propice à tous les mauvais coups - derrière lequel je me dissimule, fait qu'elle ignorait la chose en commentant).
Ses commentaires, introduits par un "ne croyez-vous pas que", par un "peut-on dire que" ou par un "mes recherches personnelles me conduisent à penser que" eussent été de bon aloi. Mais elle use de la possibilité que je laisse de commenter comme un professeur annote une copie. Audiard s'étonnait dans Les tontons flingueurs du besoin qu'éprouvent les marins de faire des phrases ; je m'étonne, et me désole d'un même mouvement, de la propention des professeurs, fussent-ils émérites, à corriger. Elle agit comme ceux qui fustigent Wikipédia (tel le caricatural Assouline) sans y contribuer.
Mme Chevrel a publié des dizaines d'articles, et ceux que j'ai lus m'ont toujours intéressé. La plupart a paru dans des revues universitaires difficilement trouvables ou des actes de colloques à diffusion aléatoire. Puisqu'elle est une jeune retraitée, ayant une pratique d'Internet, pourquoi ne mutualise-t-elle pas le résultat de ses recherches ? Au lieu de prendre de haut ceux qui s'astreignent à partager leurs connaissances, sans en attendre de retour, qu'elle partage aussi. Je suis toujours frappé du petit nombre d'universitaires qui tiennent des blogues et font profiter les simples amateurs de leur réflexion et de leur savoir. Patrick Rebollar, Baptiste Coulmont, Frédéric Rolin, Olivier Ertzscheid, parmi ceux que lis, ont fait ce choix de diffuser librement sur la toile. J'apprécie leur démarche. J'attends de lire le blogue de Mme Chevrel, j'y posterai des commentaires constructifs. Promis.

Pour répondre maintenant aux deux commentaires.
1 - Tapez dans google "dolto sendak chevrel", la première réponse renvoie à un programme d'IUFM. L'intervenante (maître de conférence) dont le nom suit le votre affirme la même chose que vous me reprochez.
2 - Si le dictionnaire des illustrateurs de Marcus Osterwalder donne le même nom que vous pour Edy-Legrand, le Bénézit sur lequel je m'étais appuyé donne, lui, le nom que j'ai cité. N'ayant pas poussé plus loin mes recherches, je suis bien en peine de trancher entre ces deux autorités. Si la question de l'identité d'Edy-Legrand est véritablement importante je suis curieux d'apprendre comment et pourquoi il figure dans ces ouvrages sous deux noms différents. Je compte sur vous pour éclaircir ce point.

N.B. La divergence affichée par deux dictionnaires de référence sur le point mineur du véritable nom d'Edy-Legrand montre l'inanité des querelles cherchées à Wikipédia sur ce type de détails.